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« Une alimentation Bonne, Propre et Juste pour tous » en Afrique

En septembre 2018, Mediaquart’ accompagnait la délégation sénégalaise de Slow Food à Terra Madre – Salone del Gusto, à Turin. Portraits de cinq acteurs qui font vivre une alimentation bonne, propre et juste au Sénégal.

En septembre 2018, Mediaquart’ a accompagné la délégation sénégalaise de Slow Food à la 12e édition de Terra Madre – Salone del Gusto, à Turin.

Créé en 1986 en Italie, le mouvement Slow Food (plus de 100 000 adhérents dans 150 pays), avec le slogan « Good, Clean & Fair for all », a une triple ambition : protéger la biodiversité alimentaire dans le monde, rapprocher les producteurs des consommateurs et tirer la sonnette d’alarme sur les sujets brûlants.

Le Sénégal compte plus de 25 communautés Slow Food dont l’action est coordonnée par Cheikh Thiam, étudiant en sciences gastronomiques à l’Université des Sciences Gastronomiques en Italie. Il est le fondateur de la Communauté Naam Joodo et le co-fondateur du GIE Jokko, tous deux dédiés au développement de la permaculture et à la préservation et à la réactualisation des savoir-faire traditionnels ouest-africains.

Présentation de quelques représentants du Sénégal au Salon

Abdoulaye Gueye, le pédagogue

Le rêve d’Abdoulaye Gueye est d’intégrer les jardins éducatifs dans le cursus scolaire au Sénégal. Pour y arriver, il rassemble agriculteurs, enseignants et étudiants sur des projets communs et promeut le consommer local. Il est actuellement le représentant Slow Food au Sénégal et le garant du programme 10 000 jardins en Afrique, pour la formation des jeunes à une alimentation et une agriculture respectueuses de la biodiversité. Pour en savoir plus

Muhsana Ali, l’artiste activiste

Co-fondatrice de l’association Portes et Passages du Retour, Muhsana Ali dénonce, à travers son art et son engagement, les méfaits de la pêche intensive et du réchauffement climatique au Sénégal par le projet JËN REKK (Juste le poisson, en wolof). Elle a pu diffuser les travaux artistiques du mouvement lors du forum All About Slow Fish, qui réunit une palette d’acteurs aux visions complémentaires pour porter, par différents médias, les problématiques liées à ces sujets.

Ibrahima Ndong, le chercheur

Membre du convivium Naam Joodo chargé de la section Slow Fish. Ibrahima est chercheur en biologie marine et gestion des écosystèmes aquatiques et travaille sur la gestion rationnelle des ressources halieutiques avec les pêcheurs de Rufisque et des îles du Saloum et avec les femmes transformatrices au Sénégal.

Membre fondateur du GIE Jokko, il diffuse et applique les principes de la permaculture au sein de son environnement et notamment dans les écoles.

Caamo Kane, l’entrepreneure

Fondatrice du Dakar Farmers Market, le 1er marché agricole et artisanal bio et éco-responsable au Sénégal. Récompensée en 2019 par le 3e prix du Linguère Digital Challenge, qui distingue l’entrepreneuriat féminin numérique, Caamo s’engage pour valoriser et diffuser une agriculture équilibrée et naturelle.

Pierre Thiam, le chef Teranga aux leçons d’histoire comestibles

Ambassadeur de la gastronomie africaine, auteur et lauréat de nombreux prix, le chef Pierre Thiam est aussi fondateur de Yolélé Foods, la 1re chaîne d’approvisionnement moderne de fonio, et propriétaire de restaurants à Manhattan et Brooklyn, proposant des recettes élaborées à partir d’ingrédients d’Afrique de l’Ouest, tels que le fonio, le sorgho et le mil. Lors du Salone del Gusto, dans le cadre de Food For Change, il a animé un atelier culinaire, « Alimentation et Santé », afin de faire découvrir des recettes modernes à partir de graines et condiments traditionnels « oubliés », et à forte valeur nutritionnelle.

La Vision de Slow Food Afrique

Slow Food est présent dans 42 pays d’Afrique à travers 427 communautés alimentaires. Pendant ces trois jours, différents membres de la Communauté africaine Slow Food ont pu se rassembler, en présence du fondateur Carlo Petrini, et définir les objectifs 2019 de Slow Food Afrique :

  1. Créer une plateforme de connexion et d’échange intercommunautaire pour une meilleure collaboration et une meilleure connaissance des acteurs Slow Food Afrique.
  2. Mettre en place les activités internationales de Slow Food localement dans chaque pays, tout en gardant une stratégie locale et nationale.
  3. Protéger et valoriser la biodiversité en alliance avec les organisations déjà présentes sur le terrain comme Enda Pronat, la FNAB, TaFAe, etc.

Des axes clairs et volontaires qui annoncent de beaux projets pour 2019. Si vous souhaitez rejoindre le mouvement Slow Food Sénégal, n’hésitez pas à nous contacter à binta@mediaquart.org.

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